Le Déluge du Saguenay
Histoire et mémoire d'une catastrophe naturelle
Une exposition
virtuelle commémorative des inondations de 1996 offrant une rétrospective sur
l’un des désastres naturels les plus importants de l’histoire du Québec.
Le déluge de 1996 en chiffres
• 19-20-21 juillet 1996.
• Près de 300 millimètres de pluie durant 50 heures consécutives.
• Plus de 6 millions de mètres cubes de sédiments charriés lors des inondations.
• Un coût totalisant environ 1,5 milliard de dollars en dommages matériels.
• 10 décès : 2 enfants morts au Saguenay, ensevelis dans une maison frappée par un glissement de terrain; 5 automobilistes morts sur la Côte‑Nord, emportés ou piégés sur les routes; 3 victimes dans le naufrage tragique d’un voilier.
• 7 000 familles ont vu leur maison et leur quartier glisser sous leurs pieds.
• 3 000 résidences ont été détruites ou lourdement endommagées.
• Près de 16 000 personnes ont été évacuées, dont 5000 en hélicoptère.
• Des milliers de bénévoles, dont 1 700 mobilisés par la Croix‑Rouge, ont contribué à soutenir les populations affectées.
• 18 880 personnes, soit 9 609 familles, ont reçu l’assistance de la Croix-Rouge dans 17 municipalités.
• 25 000 lits, couvertures et trousses de soins personnels.
• Une opération qui s’est échelonnée sur 13 ans.
Musée du Fjord
Les inondations qui frappent le Saguenay ravagent le Musée, qui subit de lourds dommages. Il doit fermer ses portes pendant 18 mois. Mais l’équipe du Musée ne s’arrête pas pour autant de travailler afin de relancer et de repenser l’établissement. Un projet majeur voit le jour. La ferme volonté des bénévoles et des professionnels du Musée concrétise le renouveau de l’établissement, qui rallie les pouvoirs publics et des donateurs privés. Le Musée est radicalement transformé.
Une catastrophe naturelle d’une ampleur exceptionnelle
Entre le 19 et le 21 juillet 1996, de 250 à 275 millimètres de pluie s’abattent en quelques jours sur les sols d’une région déjà saturés, provoquant débordement et érosion de cours d’eau; rupture et ouverture massive de barrages. Les dommages causés par ces précipitations catastrophiques sont aujourd’hui estimés à environ 1,5 milliard de dollars canadiens. C’est bien peu comparé aux pertes humaines engendrées par cette tragédie.
La catastrophe, dite « naturelle », a profondément transformé le territoire et marqué durablement le paysage régional, tout en s’inscrivant dans la mémoire collective. Ses traces matérielles et immatérielles témoignent d’un événement qui nous renvoie à nos propres limites : celles de la connaissance, du possible et des choix de société. Comprendre les causes ainsi que les impacts sociaux, économiques, culturels et environnementaux d’un tel phénomène demeure un défi considérable pour la science comme pour la collectivité. L’évaluation des risques, des conséquences et des modes de gestion, avant comme après coup, constitue désormais un pilier essentiel de nos apprentissages et de notre préparation future.
Thèmes de l'exposition
Au-delà de la catastrophe
Le déluge du Saguenay n’appartient pas qu’à l’histoire. Des décennies plus tard, certaines traces demeurent visibles dans le paysage. Les rivières, encore marquées par les stigmates de l’événement, rappellent la fragilité des milieux aquatiques et le temps nécessaire à leur rétablissement. Respecter la dynamique naturelle des cours d’eau est essentiel. L’événement a également mis en lumière la vulnérabilité du territoire; il nous revient désormais de limiter les répercussions futures et de renforcer une planification climatique adaptée.
S’il a laissé des traumatismes psychologiques importants, le déluge a aussi renforcé la solidarité, l’identité régionale et la capacité collective à faire face à d’éventuels événements extrêmes. Il a frappé la population régionale d’un autre sceau de résilience.




